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Juriste bilingue cherche travail épanouissant

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samedi 12 juillet 2008

Vous saurez tout tout tout

A mes futurs employeurs, collaborateurs ou simples visiteurs, je dois bien quelques explications au sujet de mes origines.

Je suis née le 08 mai 80, à Meknès, région agricole (viticole) du Nord du Maroc, d'un père franco-marocain, d'une mère française.

Pour être précise, je me dois de présenter un instant mes géniteurs. Mon père, Rachid Ouazzani, est né à Fès d'une famille d'exploitants agricoles de sept enfants. Scolarisé dans les classes de l'école française de Fès, il a pu, bac en poche, rejoindre Lyon, faire une prépa math, obtenir un diplôme d'architecte DPLG, se spécialiser en Urbanisme, puis rencontrer ma mère avant de retourner plein d'espoir bâtir son pays. Ma mère, Marie-Claude Salom, psychologue, mais aussi formatrice, enseignante, éditrice de la première revue juridique marocaine, est née à Alger, mes grands parents ayant eux mêmes des origines espagnoles d'un coté, tourangelles de l'autre.

Meknès, Rabat, c'est finalement à Casablanca, au bord de l'Atlantique, que j'ai grandi, scolarisée à la mission française, pour obtenir un bac ES en 1998 au lycée Lyautey.

Bac en poche je suis arrivée à Paris. Après une année préparatoire (Intégrale Science Po rue St Saens dans le 7e pour ceux qui me reconnaîtraient) et quelques temps d'adaptation, je me suis inscrite en droit à la Sorbonne. Le hasard (ou la légende familiale) fait qu'un de mes illustres ancêtres, a été le premier marocain inscrit à la Sorbonne au début du XXè siècle! Passons. J'ai donc eu mon DEUG (en trois ans certes), à l'annexe René Cassin de Paris 1 (rue Saint Hypolyte dans le 13e), pour rejoindre la magnifique Sorbonne en licence de droit et science politique, puis maîtrise de droit international (la fameuse UFR 07!!) , et enfin mon DEA en droit international économique.

Retour à la case Maroc, toujours à Casablanca (là où ça se passe), DEA en poche, pour deux années, au cours desquelles j'ai donc eu ma 1ere expérience professionnelle. C'est là qu'en surfant, j'ai rencontré mon actuel époux, avec qui je viens d'avoir un merveilleux petit garçon qui a (presque) 7 mois. Aujourd'hui je suis en Touraine, où ma mère habite désormais, près de toute ma famille maternelle, avec mes deux hommes. La région est merveilleuse, nous habitons au bord de la Vienne, affluent de la Loire, dernier fleuve sauvage d'Europe!

Très bientôt la petite famille se remettra en branle pour une nouvelle destination, là où non pas le vent mais le travail nous mènera! Et oui nous sommes de vrais migrateurs! Tous mes espoirs sont tournés vers quatre régions et je consulte toutes les offres y afférant: Centre (surtout l'Indre et Loire), Pays de la Loire, Bretagne, Poitou charentes.

vendredi 11 juillet 2008

Je me présente

Je suis une jeune juriste actuellement en pause-objectifs et me lance à la recherche du poste idéal.

J'ai pris une année sabbatique, au cours de laquelle j'ai changé de pays, de continent, de statut (me suis mariée) et enfin cette 28e année m'a vue devenir maman... La difficulté quand on prend une année sabbatique c'est d'en revenir, de se remettre en selle, de rejoindre le monde du travail. Je me suis lancée dans cette quête il y a maintenant bientôt un mois, le 18 juin 2008 très exactement, sans connaître grand chose de ce travail en soi qu'est la recherche d'emploi. En effet, mes précédents jobs m'étaient "tombés dessus" par chance. Les journées entières passées à rédiger des lettres de motivation, à envoyer des CV, à créer des espaces emploi en ligne, je ne connaissais pas.

J'espère trouver d'ici la rentrée un poste de juriste en région, de préférence près de Tours (proche de ma famille), Nantes (proche de l'Atlantique) ou Rennes (proche d'un CRFPA lui même proche de l'océan et pas trop loin de ma famille), ou carrément dans un pays anglo-saxon. Un poste de juriste en soi c'est déjà un objectif trop vague. Je précise donc : un poste dans un cabinet de conseil juridique ou un poste dans une grande entreprise (qui dit grande dit service juridique d'au moins deux personnes). Il me faut préciser encore. la plupart des postes offerts s'adresse à des juristes spécialisés. Je donne un exemple, un diplômé de DESS droit social qui a travaillé dans le service RH en tant que juriste en droit du travail, c'est carré. Il n'a plus qu'à faire toutes les offres qui ciblent le profil juriste droit social. Pour moi les choses ne sont pas si simples, et c'est aussi ce qui fait ma richesse, ma particularité.

Je suis diplômée d'un DEA en droit international économique, après avoir eu une licence en droit et science politique, une maitrise en droit international, un DU d'anglais appliqué aux sciences juridiques le tout obtenu à la Sorbonne à Paris. J'ai ensuite travaillé durant deux ans à Casablanca, ( toujours l'océan) ville qui m'a vue grandir, où j'occupais un poste de juriste dans un cabinet d'expertise et de conseil de 100 personnes, plus connu pour sa branche audit, le bureau Ernst &Young. Entrée en tant que junior, sortie confirmée mais pas encore senior, j'ai fait partie de l'équipe conseil juridique, j'ai "touché à tout" du droit public, droit privé, droit des sociétés, des contrats, droit du travail, j'ai fait des créations de sociétés, des audits sociaux, de l'accompagnement à négociation de contrats dans des domaines variés, industrie, immobilier, tourisme, tertiaire. Et j'en oublie. Si je devais résumer je parlerais de droit des affaires au sens le plus large du terme. J'ai quitté prématurément ce poste, la logique veut qu'on y passe au moins cinq ans : c'est bien payé, réputé, confortable parce que les responsabilités sont réglées comme du papier à musique. Mais d'autres aventures m'appelaient. Et puis il faut se rappeler que j'avais atterri là un peu par chance et pas par détermination, cherchant surtout à avoir une expérience professionnelle internationale, à quitter les bancs de l'université, à gagner ma vie.

Mon objectif aujourd'hui est d'accepter un poste parce que je le souhaite pour mon épanouissement professionnel, et pour cette raison seulement. Pour moi, c'est déjà un premier progrès.